Création 2026
D’après Oncle Èlephant d’Arnold Lobel
Note d’intention
spectacle jeune-public à partir de 3 ans
Comme avec Souris 7, La petite Bohême choisit d’adapter Arnold Lobel, un auteur phare des années 70 pour sa sensibilité et son talent incroyable. Il n’y a pas meilleur que lui pour créer du jeu dans la plus simple des situations.
Pourquoi cette histoire ?
Ma vie est intimement liée aux souvenirs de mes grand-mères. J’ai toujours eu envie de leur rendre hommage, mais je ne suis pas attirée par l’autobiographie. Au contraire, je m’empare toujours de contes ou d’albums jeunesse dans mon travail. Adapter une oeuvre permet de comprendre son processus de création, j’y décèle des intentions profondes. Je peux mettre à jour certaines de ces intentions qui ne me paraissent pas assez visibles et qui me touchent particulièrement.
Le livre Oncle Éléphant a peut-être fait partie de mes lectures quand j’étais enfant, mais je ne m’y suis pas attachée à l’époque. Aujourd’hui, au contraire, il me semble évident que lui seul me permettra de rendre hommage à cet amour immense que m’ont apporté mes grand-mères et que je ressens chaque jour.
Que viendra raconter mon spectacle ?
Le spectacle s’ouvre sur l’annonce du divorce des parents de petit éléphant. Il doit aller passer quelques jours chez un oncle qu’il ne connait pas. Cet oncle partagera avec l’enfant son goût pour l’observation de la nature, pour les histoires, les discussions, la musique, etc…
Le mot partage prend d’ailleurs tout son sens, car cet oncle se place à hauteur d’enfant. Il se focalise totalement sur ce petit éléphant en s’appliquant à lui faire éprouver des émotions constructives. Pour exemple, la scène dans laquelle l’oncle raconte à son neveu une histoire en miroir : tous deux sont alors roi et prince perdus dans une jungle et attaqués par un lion. Le roi éléphant met le lion en fuite, puis le prince aide le roi à retrouver le chemin du château. Cette histoire révèle l’intention de l’oncle de valoriser l’enfant et de lui témoigner sa joie d’être en sa compagnie. Mais elle raconte aussi le choix de la douceur et de la force tranquille des éléphants contre le choix de la force agressive du lion. Ce spectacle raconte la rencontre entre deux solitudes : leur joie de se comprendre et de partager des moments d’une infinie légèreté en opposition à leur drame intime.
L’annonce d’un divorce se transforme en l’apparition prodigieuse d’un nouveau membre dans la famille du petit éléphant.
La sénographie
La forme pop-up contient en elle-même le fond de cette histoire : une apparition volumineuse et légère.
Le décor se veut flamboyant à la manière des jardins anglais (Oncle éléphant est un excellent jardinier). Il se composera de plusieurs plans qui accueilleront les scènes qui ne se déroulent pas directement dans les volets du décor. Les personnages seront parfois intégrés à ces décors et parfois au contraire ils apparaitront sous la formes de silhouettes articulées.
À l’image de cette histoire, la scénographie devra révéler beaucoup de joie et de lumière. Elle recèlera de nombreuses surprises qui nous transporteront vers tout ce que l’enfance compte de trésors et de légèreté.
